Botswana - Infos pratiques et utiles


GEOGRAPHIE

le Botswana situé au sud de l'Afrique, est un vaste plateau qui s'étend sur 1.100 kilomètres du Nord au Sud et sur 1.000 kilomètres d'Est en Ouest. Bordé par l'Afrique du Sud (au sud), la Namibie (au nord et ouest) et le Zimbabwe (à l'est), le pays se caractérise par un immense désert qui couvre 85% de son territoire (le désert du Kalahari au Sud).


SUPERFICIE DU PAYS

La superficie du pays est de 581 730 km²


CAPITALE

La capitale du Botswana est Gaborone


POPULATION

Le Botswana compte 1,8 millions d’habitants. Il existe de nombreuses ethnies : les Batswana (80% de la population), les Bakalanga, les Khoï, les Ovaherero, les Bakgalagadi.


HISTOIRE

L'histoire du Botswana commence avec la présence de deux tribus principales sur cet espace : les Sans (communément appelés bushmen) et les Khoi-Khoi. Puis les Bantous Tswana, émigrés de l'est africain aux alentours de 1800 ont forcé les populations en place à migrer à leur tour. Les Bantous Tswana se séparèrent en trois sous-groupes : les Pedi qui investirent le Transvaal, les Basotho, occupant l'actuel Lesotho et les Basutho de l'ouest (également appelés Tswana) qui occupèrent le Bechuanaland, lequel deviendra le Botswana actuel. De nombreux migrants vinrent trouver refuge dans cette contrée, à l'image du peuple Herero, fuyant la domination allemande en Namibie. Au cours de la première moitié du XIXe siècle, des missionnaires parmi lesquels David Livingstone et Robert Moffat eurent une influence non négligeable sur le pays : d'une part ils convertirent peu à peu les Tswana mais ils développèrent également l'éducation et aidèrent les Tswana à obtenir la protection des Britanniques contre l'avancée des Boers dans la région.

C'est en 1885 que cette protection temporaire des Britanniques devint à proprement parler un protectorat à la demande des Tswana. Le protectorat britannique a fait entrer l'anglais dans les administrations, bien que la langue majoritaire dans le pays demeure le Tswana. Cette colonisation britannique se déroula sans heurts.
Les premières élections législatives eurent lieu en 1961.En 1966, le Botswana obtint son autonomie de la part du Royaume-Uni. Sir Seretse Khama devint le président du pays. L'anglais demeura la langue officielle bien que la population continue de parler d'autres langues. La gestion du pays fut bien assurée par Sir Serete Khama qui fut réélu trois fois. À sa mort, en 1980, il fut remplacé par Quett Masire.
En 1998, Masire se retire de la vie politique. Et celui qui assurera l'intérim, Festus Mogae, ministre des finances, sera élu président en 1999.Le 1er novembre 2004, le Président Festus Mogae est réélu pour son second mandat.


POLITIQUE

Démocratie parlementaire


SITUATION ECONOMIQUE

Grâce à un climat politique stable et à de vastes ressources naturelles, l’avenir du Botswana se présente bien. Depuis son indépendance, la croissance économique du pays est rapide et stable. Les charges sur les salaires et les entreprises étant peu élevées, cela attire les investisseurs étrangers dans le domaine de l’industrie et du tourisme. La richesse du pays résulte également d’une richesse géologique (diamant). L’industrie diamantifère représente plus de 40% du PNB. Si l’agriculture ne joue pas un rôle primordial dans la balance commerciale, il est important de préciser que 80% de la population dépend d’elle dans une certaine mesure.


LANGUE

La langue officielle est l’anglais, également celle enseignée dans les écoles.
Le setswana est la langue nationale et est compris par plus de 90% de la population, le sekalanga est pour sa part majoritairement parlé par les Kalanga qui vivent aux environs de Francistown.


RELIGION

20 % de chrétiens pratiquants, 80 % de croyances indigènes


CLIMAT

Les saisons sont inversées par rapport aux nôtres.

Le climat est variable, en hiver (de fin mai à août), les jours sont clairs, chauds et ensoleillés alors que les nuits sont fraîches voire froides. La saison des pluies est marquée (de novembre à mars). Les périodes intermédiaires (avril/début mai et septembre/octobre) sont plutôt sèches mais avec des journées plus fraîches qu’en été et des nuits plus chaudes qu’en hiver.


HEURE LOCALE

GMT + 2 soit un décalage horaire de + 1h00 en hiver, et pas de décalage en été par rapport à la France.


MONNAIE ET CHANGE

La monnaie nationale est le Pula (BWP)
Taux en 2009 : 1 € = environ 9,75 Pula
Change impossible en Europe. Exportation des devises interdites.
A L’arrivée dans le pays, il vous sera demandé de déclarer la somme d’argent dont vous disposez et d’estimer à la sortie le montant que vous avez dépensé.
Vous pouvez emmener des euros ou des dollars. Le change se fait dans toutes les villes (banques ou bureaux de change). La plupart des cartes de crédit sont acceptées dans les hôtels ou restaurants touristiques. Les chèques voyages sont également bien acceptés mais uniquement dans les banques.


FORMALITES

Si vous êtes ressortissant des pays membres de l'Union Européenne, de Suisse, d'Autriche et des Etats-Unis d'Amérique, vous n'avez pas besoin de visa.

Cependant vous devez être muni à votre arrivée :

  • d'un passeport valable 6 mois après la date de sortie du Botswana
  • un billet de retour
  • une réservation d'hôtel ou une lettre d'hébergement

Pour les autres nationalités : nous consulter.


DOUANES

Pas de restrictions particulières.


SANTE

Vaccinations
Avant tout voyage, merci de consulter votre médecin traitant ou les services médicaux spécialisés.

Le Centre de Vaccinations / Hôpital de l’Institut Pasteur.
209-211, rue Vaugirard - 75015 Paris.
Tél : 0 890 710 811
www.pasteur.fr

Centre de vaccinations / Hôpital Pitié-Salpêtrière
(Service des Maladies infectieuses et Tropicales)
Pavillon Laveran - 47, Boulevard de l'Hôpital - 75013 Paris
Tel : 01 42 16 01 03

L’entrée au Botswana est soumise à l’obligation de se faire vacciner contre la fièvre jaune pour les voyageurs en provenance des pays où sévit la maladie. La vaccination doit être faite au moins 10 jours avant le départ pour une primo–vaccination. Elle prend effet immédiatement pour une revaccination. A faire inscrire sur un carnet de vaccination international.

Comme pour tous les voyages, il est important d'être immunisé contre :

  • Tuberculose
  • Diphtérie, tétanos et poliomyélite
  • Hépatite A (risque alimentaire)
  • Hépatite B (risque sexuel, et sanguin)

et moins systématiquement et en fonction des risques personnels d'exposition :

  • Typhoïde (risque alimentaire)
  • Rage pour les séjours aventureux, et pour les résidents, surtout les enfants
  • Méningite A+C en cas de risque épidémique

Paludisme
Le pays se trouve en zone 3, le traitement préventif devra être assuré par la prise de MALARONE ou LARIAM. Dans tous les cas, n’oubliez pas qu’il est indispensable de prendre les mesures de prévention contre les piqûres de moustiques : répulsifs efficaces, vêtements couvrants, moustiquaires...

Evitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire)

Epidémiologie
Les informations épidémiologiques (Cholera…) sont régulièrement mises à jour sur les sites du ministère de la Santé, de l’OMS, de l’Institut de Veille Sanitaire, de l’Institut Pasteur. Pensez à consulter ces sites de référence.

Pharmacie
Pensez à prévoir une petite pharmacie personnelle :

  • Médicaments habituels (si vous êtes en cours de traitement)
  • Anti-inflammatoire (Aspirine, Doliprane ou Ibuprofène)
  • Crème solaire, Biafine,
  • Elastoplast, tricostéril…
  • Collyre neutre
  • Anti-diarrhéique et antiseptique intestinal (Imodium, Ercefuril…)
  • Pommade cicatrisante et antiseptique local

Sur place
En cas de problème grave sur place, difficile à résoudre par l'intermédiaire de votre organisme d'assistance, vous pouvez prendre contact avec :

Ambassade de France à Gaborone – Tel : (00 267) 397 38 63
En cas d’urgence si le précédent n° n’est pas joignable – Tel : (00 267) 72 40 90 46 ou 72 11 15 18


SECURITE

Bien que le pays reste relativement sûr, la criminalité est en augmentation constante depuis quelques années dans les centres urbains du Botswana. L’atmosphère a priori paisible de Gaborone ou Francistown, les deux principales villes, peut être trompeuse. Il est recommandé, si possible, de ne pas conserver sur soi des objets ou des documents de valeur, et d’éviter de se déplacer à pied dans les quartiers excentrés ou de nuit.
Info sécurité Concernant la sécurité au Botswana, vous trouverez sur le site du ministère des Affaires Etrangères des conseils et avis à jour relatifs à la sécurité des Français en voyage au Botswana.


TELEPHONE

Pour appeler l’étranger, la meilleure solution est d’utiliser les téléphones à carte, en vente dans les bureaux de poste. Vous pouvez aussi passer vos appels de votre hôtel mais cela vous coûtera 2 à 3 fois plus chères.

Pour passer vos appels :

  • De France au Botswana, composez le 00 267 + numéro local
  • De Botswana en France : 00 33 + indicatif de la région (sans le 0) + 8 chiffres du numéro local

ELECTRICITE

Le pays est équipé de courant 220 volt. Les prises sont rectangulaires ou rondes à deux ou trois fiches. Il est conseillé d’emmener un adaptateur, mais sachez qu’il est facile de s’en procurer un sur place.


CUISINE

Vous apprécierez les traditionnels mabele et le bogobe (respectivement porridges de millet de de sorgho), base de la plupart des plats batswana, le miele pap ou pap, porridge de maïs importé.


BOISSON

Il est indispensable de boire de l’eau minérale achetée en bouteille capsulée. Evitez de prendre des glaçons dans vos boissons.
Le mokolane (vin de palme), le bojalwa (bière de sorgho), le mageu (pulpe de maïs) et le madila (lait caillé).


SHOPPING

L’artisanat est riche : vanneries, poteries, tissus, tapis, sculptures en bois, bijoux, articles en cuir ornés de perles san, perles de coquille d’œufs d’autruche, pittoresques timbres…


PHOTOS & CAMERAS

S’il est conseillé de demander la permission pour prendre une photo, ne jamais proposer de payer pour la prendre, cela encourageait une forme de mendicité.


SAVOIR VIVRE

Pourboires
Si le pourboire n’est pas obligatoire et dépend de votre appréciation, il est d’usage d’en donner un quand on est satisfait des prestations.
Sachez que le pourboire est un « plus », en aucun cas il ne se substitue au salaire du personnel.

A titre indicatif, nos voyageurs ont l’habitude de donner au minimum l’équivalent (par personne et par jour) de :
- 1,5 € ou 2 $ pour les chauffeurs
- 3 € ou 4 $ pour les guides

En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs,…), les usages sont très variables.
Dans tous les cas, il est recommandé de caler le montant du pourboire que vous souhaitez donner au niveau de vie du pays, comme nous le faisons en France (le prix d’un paquet de cigarettes de marque locale, d’une bière, d’un soda ou d’un repas peut vous donner un aperçu de l’économie locale


FETES

La fête nationale du pays a lieu le 30 septembre.


FAUNE & FLORE

La majeure partie du pays comprend des parcs nationaux et des réserves sauvages. L’Okavango et le Chobe ont permis de préserver la plupart des espèces d’Afrique Australe, y compris les plus rares comme le cobe de Buffon, le sitatunga, ou encore le lycaon. Le Botswana est surtout recouvert de savane même si l’on compte quelques forêts d’arbres caduques, essentiellement des mopanes, des msasa et des teks du Zambèze. Sur les terres plus humides de l’Okavango, on rencontre une végétation de marécage (roseaux, papyrus, nénuphars et aussi acacias et leadwood).
Les parcs nationaux du Botswana sont les plus sauvages d’Afrique, et se distinguent par de vastes espaces où la nature a conservé ses droits.


ENVIRONNEMENT

Malgré une densité de la population faible, l’activité humaine n’a pas épargné le fragile écosystème des déserts, des zones humides et des savanes. L’Okavango constitue une précieuse source d’eau pour le pays et ses voisins (Angola et Namibie), mais son volume annuel a diminué de près de 20%. Le pays craint que la demande en eau de la Namibie atteigne un niveau qui risque d’épuiser les ressources du fleuve.
Les barrières anti-buffles érigées  en 1954 sur 3000 km pour séparer les troupeaux de buffles sauvages du bétail domestique pour empêcher la propagation de la fièvre aphteuse, ont un impact grave sur certaines espèces animales. Troupeaux de gnous, zèbres et girafes sont souvent stoppés net dans leur migration ce qui conduit à leur mort, surtout en période de sécheresse. Les autorités cherchent des propositions pour contourner les problèmes liés à ces barrières sans avoir à y renoncer, car il reste essentiel de défendre les intérêts du bétail qui est une source de revenu non négligeable.
Aucun grand animal d’Afrique Australe n’est plus menacé que les rhinocéros noirs et blancs, cible favorite des braconniers pour leur corne qui se vend à prix d’or. Il n’en reste qu’un millier d’individus aujourd’hui, et ils sont abattus plus vite qu’ils ne se reproduisent. Le braconnage s’il est interdit, continue à être pratiqué par une minorité.


PETIT LEXIQUE

Si la langue officielle est l’anglais, la langue nationale est le Tswana.

Dumêla mma Bonjour
Tsamayo sentle Au revoir
Tsweetswee S’il vous plaît
Kea itumela Merci
Ee/Nnyaa Oui / Non
O kae ? Ca va ?
Ke teng Je vais bien
A o bua sekgoa ? Parlez-vous anglais ?
O tswa kae ? D’où êtes-vous ?
Leina la gago ke mang ? Comment vous appelez-vous ?
Leina la me ke… Je m’appelle…
O batla eng ? Que voulez-vous ?
Ke batla… Je voudrais…

BIBLIOGRAPHIE

Guides de voyage

  • Le Guide Lonely Planet (en français) – Botswana & Zimbabwe (édition 1999)
  • JPM Guides Southern Africa (en anglais) – (édition 2007)

Livres & Romans

  • « La Ligne de Front, un voyage en Afrique Australe », de Jean Rolin
    (édition Petite Bibliothèque Payot, Voyageurs)
  • « Botswana Blues », de Lars Bonnevie,
    (édition Petite Bibliothèque Payot, Voyageurs)
  • « Mammifères d’Afrique et de Madagascar », de T.Haltenorth et H.Diller
  •  « Birds of Botswana », de Kenneth Newman
  • « Field Guide to the Butterflies of southern Africa », de Igor Migdoll
    (édition New Holland Presse, Londres)
  • « Trees of southern Africa », de K. Coates
    (édition New Holland Presse, Londres)