Centrafrique - Infos pratiques et utiles


GEOGRAPHIE

Pays de 623 000 km², enclavé au cœur du continent africain, la République Centrafricaine (RCA) partage une frontière avec cinq pays : le Tchad au nord (sur 1197 km), le Soudan à l’est (sur 1165 km), au sud le Congo (Brazzaville) sur 467 km et la RDC (République Démocratique du Congo, ex-Zaïre) sur 1577 km du fleuve Oubangui, et à l’ouest, le Cameroun (797 km) qui l’isole de l’Atlantique, l’océan le plus proche, situé à environ 1500 km. Le pays se présente comme une vaste pénéplaine allongée d’ouest en est, d’une hauteur moyenne de 600 à 700 mètres, et constituant la ligne de partage des eaux entre le système hydrographique du Tchad et celui de l’Oubangui et du Congo. A l’ouest et à l’est se trouvent deux zones montagneuses, les massifs du Yadé et du Fetit (1400 mètres).


SUPERFICIE DU PAYS

623 000 km²


CAPITALE

Bangui


POPULATION

Environ 4,4 millions d’habitants, près de 43 % ont moins de 15 ans. La population est composée de 33 groupes ethniques différents où Gbayas et Bandas représentent plus de la moitié. Pygmées et Bantous, dans le sud-ouest du pays, sont minoritaires. On rencontre également des Peuls. Les trois quarts de la population se concentrent dans le sud et l’ouest du pays tandis que la région orientale est peu peuplée.


HISTOIRE

Les premiers habitants d´un pays autrefois totalement couvert par la forêt étaient les pygmées babingas suivis par les bantous et peuls.

Les grandes dates de l’histoire du Centrafrique :

1885

Des explorateurs belges découvrent le fleuve Oubangui. Le territoire est alors partagé entre la France et la Belgique de part et d'autre du fleuve qui marque ainsi la frontière entre ces deux puissances coloniales.

1889

Fondation de la première ville française, Bangui qui deviendra plus tard la capitale de la République Centrafricaine

1905

L'Oubangui-Chari devient une colonie française, dont la population est exploitée.

1910

Elle appartient à l'Afrique équatoriale française.

De 1928 à 1931

La guerre du Kongo-Wara fait rage dans la région, les populations refusant le travail forcé imposé par les colons. La figure emblématique de l'indépendance du pays est Barthélemy Boganda qui meurt en pleine campagne électorale, dans un accident d'avion le 29 mars 1959.

1er décembre 1958

Proclamation de la République Centrafricaine 1958.

13 août 1960

Le pays accède à l'indépendance.

1965

« Coup d'état de la Saint-Sylvestre », Jean-Bedel Bokassa renverse son cousin David Dacko et prend le pouvoir.

4 décembre 1976

Il devient l'empereur Bokassa Ier. Il met alors en place une politique très répressive dans tout le pays.

Septembre 1979

« L'opération Barracuda », organisée par la France, renverse Bokassa et remet au pouvoir David Dacko. David Dacko réinstaure la République et rétablit les libertés fondamentales.

Septembre 1981

Le général André Kolingba, profitant d'une période d'agitation sociale, contraint David Dacko à lui remettre le pouvoir et instaure un régime militaire.

1993

Des élections sont finalement organisées, et Ange-Félix Patassé est élu Président de la République.

1996

Instabilité politique et mort du dictateur Bokassa

1997

Signature des accords de Bangui aux conflits.

1999

Ange-Félix Patassé est réélu. De nouvelles périodes de troubles suivront, malgré l'intervention de la communauté internationale

15 mars 2003

Patassé est renversé par son ancien chef d'état-major le général François Bozizé.

8 mai 2005

Après des élections plusieurs fois reportées pour des problèmes d'organisation, le général Bozizé est élu président de la République au second tour le 8 mai 2005.

2008

Le 21 juin 2008, un « accord de paix global » a été signé à Libreville entre le gouvernement, l’APRD (Armée populaire pour la restauration   de la démocratie - J.J Demafouth) et l’UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement - Zacharia Damane).


POLITIQUE

République présidentielle


SITUATION ECONOMIQUE

Le Centrafrique figure parmi les pays les plus pauvres. Comme la plupart des pays en voie de développement, la République Centrafricaine est un pays à vocation agricole. Plus de 80% de la population vit de l'agriculture. Les Principales cultures industrielles sont : le coton, le café, la canne à sucre, le palmier à huile, ... L'élevage constitue un secteur important de l'économie Centrafricaine. L'activité pastorale porte essentiellement sur l'élevage des bovins, ovins, caprins et volailles. La forêt compte parmi les plus riches d'Afrique et renferme plus de 200 essence parmi lesquelles les plus exploitées sont : Sapelli, Ayous, Iroko, Mukulungu, Sipo, Tiama, Difou, Doussié. La République Centrafricaine regorge d'un grand potentiel minier : diamant, or, uranium, fer, zinc, lignite, calcaire, cuivre. Cependant, seuls le diamant et l'or sont exploités. Il existe des industries agro-alimentaires, brasseries, industries textiles, verreries et cimenteries.


LANGUE

Le français est la langue officielle et le sango, la langue véhiculaire et nationale mais chaque ethnie parle sa propre langue (environ 60 langues différentes).


RELIGION

Croyances indigènes (35%), protestants (25%), catholiques (25%), musulmans (15%).


CLIMAT

Trois zones climatiques nettement différenciées s’échelonnent du sud au nord : la zone équatoriale, domaine de la forêt dense, la zone intertropicale où s’étend la savane arborée et la zone sub-sahélienne, région des épineux. Sur l’année, les températures moyennes varient de 23° (dans l’ouest) à 27° (dans le nord-est). Elles sont de 25° à Bangui (avec des minima de 19° et des maxima de 32°). Les écarts sont peu importants selon les saisons. La plupart des régions connaissent un régime thermique à 2 maxima (le plus fort en mars, l’autre en novembre) et à 2 minima (le principal en juillet-août, l’autre en décembre).


HEURE LOCALE

GMT + 1 soit un décalage horaire de – 1h00 en été, pas de décalage en hiver, par rapport à la France.


MONNAIE ET CHANGE

La monnaie nationale est le franc CFA (FCFA)
Taux en 2009 : 1 € = environ 655,65 FCFA
Change impossible en Europe.
L'usage des cartes de crédit est assez restreint et aujourd'hui, les seules banques du pays se trouvent à Bangui, vous pouvez également changer de l'argent liquide et éventuellement des chèques de voyage dans les hôtels ainsi que chez la majorité des commerçants. Toutefois si vous vous sortez de la ville, munissez-vous d'une somme suffisante de FCFA, de préférence en petites coupures.


FORMALITES

Voir démarches pour le visa

DOUANES

Pas de restrictions particulières.


TAXE AEROPORT

Prévoir 15 € / personne à payer à l’aéroport de Bangui pour le vol retour.


SANTE

Vaccinations
Avant tout voyage, merci de consulter votre médecin traitant ou les services médicaux spécialisés.

Le Centre de Vaccinations / Hôpital de l’Institut Pasteur.
209-211, rue Vaugirard - 75015 Paris.
Tél : 0 890 710 811
www.pasteur.fr

Centre de vaccinations / Hôpital Pitié-Salpêtrière
(Service des Maladies infectieuses et Tropicales)
Pavillon Laveran - 47, Boulevard de l'Hôpital - 75013 Paris
Tel : 01 42 16 01 03

La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour l’entrée dans le pays (présentée dans le carnet de vaccination international).  Elle doit être faite au moins 10 jours avant le départ si c’est une primo-vaccination. Elle prend effet immédiatement s'il s'agit d'une revaccination.

Comme pour tous les voyages, il est important d'être immunisé contre:

  • Diphtérie, tétanos et poliomyélite
  • Hépatite A (risque alimentaire)
  • Hépatite B (risque sexuel, et sanguin)

et moins systématiquement et en fonction des risques personnels d'exposition :

  • Typhoïde (risque alimentaire)
  • Rage pour les séjours aventureux, et pour les résidents, surtout les enfants
  • Méningite A+C en cas de risque épidémique

Paludisme
Le pays se trouver en zone 3, le traitement préventif devra être assuré par la prise de MALARONE ou LARIAM. Dans tous les cas, n’oubliez pas qu’il est indispensable de prendre les mesures de prévention contre les piqûres de moustiques : répulsifs efficaces, vêtements couvrants, moustiquaires...

Les risques d’atteinte par la bilharziose sont importants en Centrafrique. Il est donc déconseillé de se baigner dans les eaux stagnantes.

Epidémiologie
Les informations épidémiologiques (Epizootie de grippe aviaire, Grippe A…) sont régulièrement mises à jour sur les sites :

Pharmacie
Pensez à prévoir une petite pharmacie personnelle :

  • Médicaments habituels (si vous êtes en cours de traitement)
  • Anti-inflammatoire (Aspirine, Doliprane ou Ibuprofène)
  • Crème solaire, Biafine,
  • Elastoplast, tricostéril…
  • Collyre neutre
  • Anti-diarrhéique et antiseptique intestinal (Imodium, Ercefuril…)
  • Pommade cicatrisante et antiseptique local

Sur place
En cas de problème grave sur place, difficile à résoudre par l'intermédiaire de votre organisme d'assistance, vous pouvez prendre contact avec :

Ambassade de France et Consulat général de France à Bangui – Tel : (236) 21.61.30.00
Permanence en dehors des heures ouvrables – Tel : (236) 75.04.15.15.26 - (236) 70 02 86 95


SECURITE

Après les élections du printemps 2005, la situation s’est normalisée et la sécurité dans Bangui et ses environs immédiats s’est sensiblement améliorée. Plusieurs régions de l’arrière pays connaissent cependant des troubles importants. Le tourisme dans ces régions est actuellement exclu et tout déplacement pour motif professionnel doit faire l’objet de précautions particulières (autorisation des autorités, voyage en convoi). En matière de documents (passeports), il est recommandé de n’avoir avec soi que des photocopies certifiées conformes.

Info sécuritéConcernant la sécurité en Centrafrique, vous trouverez sur le site du ministère des Affaires Etrangères (www.diplomatie.gouv.fr) des conseils et avis à jour relatifs à la sécurité des Français en voyage en Centrafrique.


TELEPHONE

Pour passer vos appels :

  • De France en Centrafrique, composez le 00 236 + numéro local
  • De Centrafrique en France : 00 33 + indicatif de la région (sans le 0) + 8 chiffres du numéro local

ELECTRICITE

Le courant est partout de 220 volts et les prises sont identiques à celles présentes en France

.Du fait de la dégradation du réseau énergétique de la République Centrafricaine, les habitants de Bangui sont durement touchés par la pénurie d’électricité.


CUISINE

La cuisine Centrafricaine varie selon les régions. Cependant il y a des repas que l'on rencontre généralement partout, à savoir : bœuf, poisson, gibier ou volaille à la sauce tomate, aux légumes (feuilles de manioc, gombo, épinard, koko, ...) ou galettes de viande et poisson à la sauce gluante, le tout accompagnés de pâte de manioc, riz ou bananes plantains.


BOISSON

L’eau n’est pas potable. L’eau purifiée en bouteille capsulée est en vente partout en ville.


SHOPPING

L’artisanat en Centrafrique est représenté essentiellement par les techniques artisanales telles que la vannerie (centre-Est), la poterie (tout le territoire), la sculpture (sud-ouest), la forge, la pyrogravure sur calebasse (Ouham).


PHOTOS & CAMERAS

Il est fortement déconseillé de faire des photographies ou reportages vidéo dans la capitale. Il est strictement interdit, notamment, de photographier : le palais présidentiel, les abords de la villa du chef de l’Etat, l’aéroport, ainsi que tous les édifices publics.
S’il est conseillé de demander la permission pour prendre une photo, ne jamais proposer de payer pour la prendre, cela encourageait une forme de mendicité.


SAVOIR VIVRE

Pourboires
Si le pourboire n’est pas obligatoire et dépend de votre appréciation, il est d’usage d’en donner un quand on est satisfait des prestations.
Sachez que le pourboire est un « plus », en aucun cas il ne se substitue au salaire du personnel.

A titre indicatif, nos voyageurs ont l’habitude de donner au minimum l’équivalent (par personne) de 15 € pour les pygmées (pour le développement de leur village et l’achat de biens indispensables comme sel, savon, fer de hache, machette,…)

En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs,…), les usages sont très variables.
Dans tous les cas, il est recommandé de caler le montant du pourboire que vous souhaitez donner au niveau de vie du pays, comme nous le faisons en France (le prix d’un paquet de cigarettes de marque locale, d’une bière, d’un soda ou d’un repas peut vous donner un aperçu de l’économie locale)

Pour information, le revenu mensuel par personne est très faible, environ 20.000 FCFA soit 30 euros en ville.

Quelques bonnes manières

  • On garde une tenue vestimentaire correcte, évitez de trop exhiber ses jambes pour les femmes
  • Si vous êtes invités à un repas, il se prend ensemble autour du même plat. On mange avec les doigts, mais on n’utilise que la main droite (la gauche est impure)
  • Le marchandage est un rite, ne jamais perdre patience ou s’énerver pour arriver à ses fins

FETES

Les fêtes les plus importantes :

  • Le 29 mars, commémoration de la mort du président Barthélémy Boganda
  • Le 13 août, fête de l'indépendance
  • Le 1er décembre, fête de la création de la République Centrafricaine avec manifestations dans tout le pays

FAUNE & FLORE

La nature a pourvu le pays d'immenses ressources naturelles.
A la variation des milieux climatiques, correspondent des types diversifiés de flore : forêt dense du Sud, savane boisée au centre et savane herbeuse au Nord.
La faune sauvage centrafricaine est riche et variée. Presque toutes les espèces africaines y sont représentées : éléphants, élans de derby, grands koudous, bongos, buffles de forêt et de savane, gorilles, chimpanzés, crocodiles, hippopotames…La taille et la nature des espèces varient en fonction de la flore. L'importance et la diversité de la faune ont permis la création de nombreux parcs et réserves dont les plus célèbres se trouvent au Nord : le parc national Manovo-Gounda Saint-Floris classé patrimoine mondial par l'UNESCO, le parc national du Bamingui-Bangoran et au Sud-Ouest le parc national Dzanga-Ndoki et la réserve spéciale de la forêt de Dzanga-Sangha.


ENVIRONNEMENT

En Centrafrique, les signes de désertification sont palpables : les nappes d'eau se sont asséchées, les fissures du sol sont devenues plus visibles, et la production agricole a considérablement baissé à cause de la rareté des pluies. Les autorités en charge de l'environnement, conscientes du danger, ont alors élaboré un programme national de lutte contre la désertification adopté en 1991, et révisé en 2002. Ce programme préconise une sensibilisation des populations sur l'urgence de protéger la nature, le renforcement des capacités des acteurs de lutte contre la désertification, et la conduite d’études sur les changements climatiques. Il préconise, en outre, la formation, d'ici à 2008, d'un millier d'agents de sensibilisation sur la lutte contre la désertification.
Si cette prise de conscience du gouvernement est bonne, sa politique dans le cadre de la lutte contre la désertification est irréaliste, car les autorités ne disposent malheureusement pas des moyens financiers et humains adéquats pour la mettre en œuvre correctement.

Le Fonds Mondial pour la Nature a organisé en 2006 dans l’Ouest du pays, un atelier d’imprégnation des agents impliqués dans la gestion et la protection de la faune centrafricaine en vue de leur rappeler les lois et structures fondamentales de protection et de gestion des richesses fauniques. Selon les organisateurs de l’atelier, les failles enregistrées dans la gestion de l’environnement et le mauvais contrôle des actes de braconnage sont dus à la méconnaissance ou à la compréhension limitée des lois, règlements et procédures légaux de protection de la faune.

Il est indispensable que le ministère chargé de l’Environnement du gouvernement centrafricain de mette en place une stratégie nationale de lutte contre le braconnage, cette forme de chasse illégale principale cause de la dévastation de la faune centrafricaine.


LEXIQUE

Le Sango est la langue véhiculaire.

Balao Bonjour
Mo yeke senge Ca va
Gue nzoni Au revoir (celui qui part)
Ngeba nzoni Au revoir (celui qui reste)
Singila Merci

BIBLIOGRAPHIE

Guides de voyage

  • Le Petit Futé République Centrafricaine (édition 2007)

Livres et romans

  • « L’instabilité permanente », de Josué Binoua (Editions l’Harmattan – 2005)
  • « Du miel au café, de l’voire à l’acajou », de Henri Guillaume (Editions Peeters – 2001)