Guyane - Infos pratiques et utiles
GEOGRAPHIE
La Guyane est une région et un département d'outre-mer (DOM) français d'Amérique du Sud. La Guyane est le plus grand département français et le plus boisé avec 96 % du territoire couvert d'une forêt équatoriale qui reste parmi les plus riches et les moins écologiquement fragmentées du monde. La Guyane est frontalière du Brésil (sur 730 km) et le Suriname (sur 510 km). Seule la bande côtière est facilement accessible, le reste du territoire est couvert par une forêt équatoriale, véritable forêt primaire à très haut niveau de biodiversité protégée par un tout nouveau parc national et six réserves naturelles.
SUPERFICIE DU PAYS
86 504 km2
PREFECTURE
Cayenne
POPULATION
Les Créoles guyanais (environ 40 % de la population), les Amérindiens répartis en six ethnies (les Arawaks, les Palikurs, les Kali'na, les Wayanas, les Wayampis, et les Emerillons), les descendants des Noirs Marrons, appelés "Bushinengés" (les Saramacas, les Paramacas, les Bonis ou Alukus, les Djukas ou Bosches), les H'mongs, arrivés le 6 septembre 1977, regroupés dans les communes de Roura (village de Cacao) et Mana (village de Javouhey), les Métropolitains (environ 12 % de la population), les autres populations (Chinois, Libanais, Brésiliens, Haïtiens, Surinamais, Guyaniens, Hindustanis, Javanais du Suriname, Péruviens, etc.) qui représentent près de 40 % de la population de Guyane. La population étrangère en situation irrégulière (clandestins) est très forte, estimée entre 40 000 et 60 000 personnes, en plus des 230 000 habitants répertoriés.
HISTOIRE
Le territoire de la Guyane fut reconnu au début du XVIIe siècle, et la ville de Cayenne, fondée en 1637. La Guyane fut disputée par la Hollande et la France, mais ce sont les Français qui y établirent finalement une colonisation durable. Les rivalités franco-anglaises firent passer la Guyane sous la dépendance de l'Angleterre, qui, après s'être emparée du territoire, le céda finalement à la Hollande par le traité de Breda en 1667. L'amiral français d'Estrées reconquit pour le compte de la France le territoire.
Au siècle suivant, la France tenta une mise en valeur de la Guyane, mais ces différentes tentatives échouèrent en raison notamment des difficultés climatiques, et le relatif développement économique ne fut permis que par le recours à l'esclavage.
À partir de 1794, et jusqu'en 1805, la Guyane devint un lieu de déportation pour les opposants politiques aux différents régimes qui se succédèrent en France. En 1804, le rétablissement de l'esclavage provoqua la fuite d'une partie de la population noire, privant ainsi de main-d'œuvre l'économie guyanaise affectée par ailleurs par les difficultés de la France.
En 1809, les forces portugaises, en provenance du Brésil voisin, annexèrent la Guyane, en représailles de l'invasion française du Portugal, menée par Napoléon Ier. Le Portugal maintint sa souveraineté sur la Guyane jusqu'en 1814, date de son retour à la France, au lendemain de la première abdication de Napoléon Ier. Une brève période de stabilité s'ouvrit alors pour la colonie qui, malgré des contestations de frontières avec le Brésil, connut un lent développement économique grâce à l'esclavage dans les plantations agricoles. Cette relative prospérité se termina, en 1848, avec l'abolition définitive de l'esclavage.
En partie pour suppléer aux difficultés économiques, en 1852, la Guyane fut choisie par la France pour y établir une colonie pénitentiaire, avec les bagnes de Saint-Laurent-du-Maroni, de Cayenne et de l'île du Diable. Ce n'est qu'en 1938 que furent abolies dans le droit pénal français toutes les peines de travaux forcés.
En 1940, la Guyane se déclara en faveur du maréchal Pétain et ne rallia les Forces françaises libres qu'en mars 1943. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, la colonie pénitentiaire fut définitivement fermée, et, en 1946, la Guyane reçut le statut de département d'outre-mer.
L'installation, en 1968, du centre de lancement de Kourou par l'Agence spatiale européenne stimula l'économie locale qui bénéficia aussi, à partir de 1983, des retombées du programme Ariane.
POLITIQUE
République
SITUATION ECONOMIQUE
La situation économique de la Guyane est jugée difficile. Les transferts sociaux ont un poids important dans l'économie. Cependant depuis l'année 2004, on observe une croissance forte soutenue par une augmentation de l'activité spatiale et du secteur de la construction. Les secteurs industriels et de l'extraction minière sont également en croissance dans une moindre mesure.
La principale ressource naturelle de la Guyane est le bois. La forêt contient de nombreux bois précieux utilisés en menuiserie. Cette végétation est difficile d'accès en raison du manque de pistes forestières et de son caractère luxuriant L'agriculture est assez peu développée. En revanche il existe dans la région du centre littoral des exploitations agricoles d'importance, productrices de fruits et de légumes se situent à Roura (bourg de Cacao). Les exploitants sont d'origine hmongs. Les élevages se regroupent sur la commune de Macouria. Ce secteur connait une bonne croissance, bien que les produits soient très peu transformés.
La culture du riz se fait sur des polders qui se regroupent sur la commune de Mana. L'ensemble des exploitations représente environ 4 000 hectares, le rendement varit entre 4 à 5 tonnes par hectare. Le riz est consommé localement et exporté au Surinam et dans la Caraïbe. Depuis quelques années la production rizicole chute en raison d'attaque phytosanitaire. En Guyane c'est une activité industrielle, avec la pêche de crevette et le vivaneau. Les bateaux débarquent leurs prises au port du Larivot, 9 e port de pêche français. La pêche crevettière souffre des cessations d'activité des grandes compagnies du secteur dues à une restructuration de la filière.
Le tissu industriel est composé de PMI et quelques grandes entreprises, il est dominé par le secteur spatial et la construction. Le Centre Spatial Guyanais se trouve sur la commune de Kourou. C'est ici que les Ariane sont assemblées et lancées depuis 1979. Les perspectives d'implantation du lanceur Soyouz avec un pas de tir sur la commune de Sinnamary, et du nouveau lanceur Vega laissent envisager un fort développement de l'activité spatiale. Cependant le poids du secteur spatial dans l'économie locale diminue en raison de la diversification de cette économie locale. Ainsi en 1994 l'ensemble de ce secteur, c'est à dire les donneurs d'ordre du Centre spatial guyanais (CNES, ESA et Arianespace) et ses sous-traitants locaux représentaient 26% du PIB de la Guyane. En 2003 il était de l'ordre de 16%.
LANGUE
Le français est la langue officielle.
Les langues régionales sont le créole guyanais, les langues amérindiennes, les dialectes noirs . Enfin, les autres communautés formant une partie non négligeable de la population parlent quotidiennement le portugais, le chinois, le créole haïtien, l'espagnol, l'anglais, etc. Les dialectes noirs marrons, parlés par les Surinamais et les Busi–Nengue dans leur ensemble, sont regroupés sous le nom de « sranan tongo » (la langue du Suriname) ou de « taki taki » (de l'anglais
« talk talk »).
RELIGION
Catholicisme majoritaire.
CLIMAT
La Guyane bénéficie d´un climat équatorial. Il fait chaud mais de façon très supportable, d´autant plus que l´alizé souffle en permanence sur la côte.
Pour les amateurs de grand soleil, les meilleurs mois sont :
- de mi–juillet à fin novembre, Période de grande saison sèche :
- de mars à mi–avril, le petit « été de mars ».
Pour ceux que la pluie n´effraie pas (chaude et entrecoupée de soleil) :
- Janvier et février (petite saison des pluies, mais aussi période de Carnaval),
- Mi–avril à fin juin : grande saison des pluies
HEURE LOCALE
GMT – 3 soit un décalage horaire de – 5h00 en été et -4h00 en hiver, par rapport à la France.
MONNAIE ET CHANGE
La monnaie nationale est l’Euro (EUR)
FORMALITES
La Guyane Française étant un département d'Outre-mer, pour les ressortissants français, une carte d'identité ou un passeport en cours de validité suffit.
Pour les autres nationalités : nous consulter.
DOUANES
Pas de restrictions particulières.
SANTE
Vaccinations
Avant tout voyage, merci de consulter votre médecin traitant ou les services médicaux spécialisés.
Le Centre de Vaccinations / Hôpital de l’Institut Pasteur.
209-211, rue Vaugirard - 75015 Paris.
Tél : 0 890 710 811
www.pasteur.fr
Centre de vaccinations / Hôpital Pitié-Salpêtrière
(Service des Maladies infectieuses et Tropicales)
Pavillon Laveran - 47, Boulevard de l'Hôpital - 75013 Paris
Tel : 01 42 16 01 03
La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour l’entrée dans le pays (présentée dans le carnet de vaccination international). Elle doit être faite au moins 10 jours avant le départ si c’est une primo-vaccination. Elle prend effet immédiatement s'il s'agit d'une revaccination.
Comme pour tous les voyages, il est important d'être immunisé contre:
- Diphtérie, tétanos et poliomyélite
- Hépatite A (risque alimentaire)
- Hépatite B (risque sexuel, et sanguin)
et moins systématiquement et en fonction des risques personnels d'exposition:
- Typhoïde
Paludisme
Il est présent dans tout le pays classé en zone 3, il faudra prendre LARIAM ou MALARONE. Dans tous les cas, n’oubliez pas qu’il est indispensable de prendre les mesures de prévention contre les piqûres de moustiques : répulsifs efficaces, vêtements couvrants, moustiquaires...
Et ceci d'autant plus que ces mesures vous protègeront d'autres affections (comme la dengue).
Pensez à prévoir une petite pharmacie personnelle :
- Médicaments habituels (si vous êtes en cours de traitement)
- Anti-inflammatoire (Aspirine, Doliprane ou Ibuprofène)
- Crème solaire, Biafine,
- Elastoplast, tricostéril…
- Collyre neutre
- Anti-diarrhéique et antiseptique intestinal (Imodium, Ercefuril…)
- Pommade cicatrisante et antiseptique local
- Aspivenin (attention aux risques de morsures d'animaux venimeux, serpents, mygales ou autres araignées)
Sur place
En cas de problème grave sur place, difficile à résoudre par l'intermédiaire de votre organisme d'assistance, vous pouvez prendre contact avec :
Préfecture de Guyane – Tel. : 05 94 39 45 00
Rue Fiedmond
BP 7008
97307 Cayenne Cedex
SECURITE
Il n’y pas de véritable problème de sécurité en Guyane. Il faut juste appliquer les mêmes principes de prudence qu’on appliquerait en voyage. Evitez quand même certains lieux à la tombée de la nuit à Cayenne (ses plages et le quartier chaud) et de l’autre côté du canal de Laussat.
Concernant la sécurité en Guyane Française, vous trouverez sur le site du ministère des Affaires Etrangères des conseils et avis à jour relatifs à la sécurité des Français en voyage en Guyane Française.
ELECTRICITE
220 Volts. Les prises de courant sont différentes des prises françaises.
CUISINE
Crevettes, salade de «chou maripa», marinade de poissons, boudins noirs et surtout accras (petits beignets de morues) constituent l´essentiel des entrées guyanaises.
L´une des spécialités guyanaises est le «blaff» : poisson cuit dans un bouillon très relevé de céleris, d´oignons, piments et autres épices. Les amateurs de gibiers aimeront les «maïpouri» et «pac» qui se cuisinent en fricassée, accompagnés de riz et d’haricots rouges.
BOISSON
Pour l´apéritif : le ti´punch est bien sûr la boisson traditionnelle. Citron vert, sirop de canne à sucre et surtout rhum sont les ingrédients de cette entrée en matière. Alcool aussi très apprécié : le planteur (jus de fruits avec rhum). Goûtez aux jus pressés (fruits de la passion, prune de Cythère, cerise pays, cupuacu...), qui sont délicieux ! Il est préférable de consommer de l’eau minérale en bouteille.
PHOTOS & CAMERAS
S’il est conseillé de demander la permission pour prendre une photo, ne jamais proposer de payer pour la prendre, cela encourageait une forme de mendicité.
SHOPPING
Chaque groupe culturel a su apporter son savoir faire par son artisanat riche et varié : broderies, sculptures sur bois, vanneries, poteries, bijoux…
SAVOIR VIVRE
La Guyane est très éloignée de la France métropolitaine, elle est très souvent oubliée, les Guyanais sont soucieux d'être considérés. Donc n'oubliez jamais que les Guyanais sont français. La culture Créole est très imprégnée en Guyane. Les Guyanais ont des origines ethniques très différentes, il est nécessaire de venir en Guyane dans un esprit de découverte et non de venir en Guyane comme en pays conquis.
Pourboires
Si le pourboire n’est pas obligatoire et dépend de votre appréciation, il est d’usage d’en donner un quand on est satisfait des prestations. Sachez que le pourboire est un « plus », en aucun cas il ne se substitue au salaire du personnel.
A titre indicatif, nos voyageurs ont l’habitude de donner au minimum l’équivalent (par personne et par jour) de :
- 1 € à 2 € pour les chauffeurs
- 2 € à 4 € pour les guides
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs,…), les usages sont très variables.
Dans tous les cas, il est recommandé de caler le montant du pourboire que vous souhaitez donner au niveau de vie du pays, comme nous le faisons en France (le prix d’un paquet de cigarettes de marque locale, d’une bière, d’un soda ou d’un repas peut vous donner un aperçu de l’économie locale)
Pour information, le revenu mensuel moyen par personne est d’environ …..
FETES
Mêmes dates qu’en France métropolitaine.
Le carnaval de Guyane a lieu de l’épiphanie au mercredi des cendres et va durer sept weekends.
FAUNE & FLORE
La Guyane est l’un des plus grands réservoirs animaliers du monde avec énormément d'espèces différentes. Seulement, on ne les voit jamais ou très rarement, ils se cachent en forêt et savent particulièrement bien se camoufler. De plus, ces animaux (dont jaguars, serpents...) ont peur de l'homme et préfèrent se sauver à l’approche de l’homme. Donc en forêt, à part des papillons (magnifiques), des iguanes et quelques singes, il est rare de rencontrer des espèces rares et originales. De plus, la densité de la forêt amazonienne n'est pas faite pour faciliter l'observation. Par contre, vous rencontrerez une multitude d'oiseaux. Témoins de son immense richesse naturelle, grand nombre d'oiseaux tels que les ibis rouges et les hérons ont choisi de vivre et de nicher en permanence sur le sol de la Guyane. Ses vasières jouent de plus un rôle primordial pour l'accueil de nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs comme les bécasseaux et les courlis, venus du grand nord.
La faune guyanaise est constituée de plus de 740 espèces d'oiseaux, 186 espèces de mammifères (dont 110 de chauves-souris), 114 espèces d'amphibiens, 165 espèces de reptiles, 350 000 espèces d'insectes, environ... (20 % des espèces d'insectes sont présentes en Guyane), 490 espèces de poissons d'eaux douces et saumâtre.
Certaines espèces sont très rares voir uniques : Tortues Luth (une des plus grosses tortues marine du monde), caïman noir dont la Guyane abrite l’une des dernières populations viables de l’Amazonie. D’autres espèces sont remarquables telles que les ibis rouges , lamantins, loutres, dendrobates, morphos…
La forêt tropicale recouvrait plus de 16 millions de km2 au début de ce siècle. Seule la moitié a survécu en cette fin de siècle. La moitié de la forêt tropicale restante est située dans 3 pays : le Brésil, le Zaïre et l'Indonésie. La déforestation continue actuellement au rythme de 180.000 km2 par an, soit l'équivalent de 40 terrains de football chaque minute… Si les forêts tropicales ne représentent que moins d'un dixième des terres émergées, elles abritent plus de la moitié des espèces vivant sur la terre. Par ces quelques constatations, on peut juger de l'importance vitale de la forêt amazonienne dans son ensemble, et de sa partie guyanaise en particulier. Quand on sait que la forêt guyanaise ne représente que 1 p. cent de la forêt amazonienne et que l'on a survolé une fois dans sa vie celle-ci, on peut mieux appréhender l'immensité de cet "océan vert". Avec 8,1 millions d'hectares, elle couvre 97,3 p. cent du département. On recense en Guyane plus de 5500 espèces végétales et plus de 1300 essences d'arbres différents.
ENVIRONNEMENT
Voir le site http://www.guyane.ecologie.gouv.fr
BIBLIOGRAPHIE
Guides de voyage & romans
- Guyane - Amazonie française
- Les Guyanes - Ed. Delroisse-Vilo - Que-sais-je
- La Guyane – Guide Bleu (Ed. du Pélican)
- « Vous avez dit Guyane? », de L. Doucet



