Mali - Infos pratiques et utiles
GEOGRAPHIE
La République du Mali est située au cœur de l’Afrique occidentale. Le Mali s’étend du plein cœur du Sahara au nord, jusqu’à la limite de la zone des grandes savanes au sud et partage 7.420 km de frontière avec sept Etats voisins : l’Algérie au nord, le Niger à l’est, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et la Guinée au sud, le Sénégal et la Mauritanie à l’Ouest.
Le Mali est constitué à 90% de vastes plaines et de bas plateaux, dont l’altitude n’excède pas 300 m. Quelques massifs montagneux se dressent au milieu de ces étendues plates, tels que les Monts Mandingues, l’Adrar des Iforas et la falaise de Bandiagara.
Le réseau hydrographique s’articule autour des bassins versants de deux fleuves, tout deux situés dans la partie méridionale du territoire, les fleuves Sénégal et Niger.
SUPERFICIE DU PAYS
1.240.190 km² soit 2,5 fois la France
CAPITALE
Bamako
POPULATION
Estimée à 11.910.000 habitants dont 71% de ruraux. La population est très jeune, environ 49% ont moins de 15 ans. De nombreuses ethnies cohabitent : Bambara (35%), Peul (12%), Touareg et Maure, Senoufo, Sarakolé, Songhaï, Malinké, Bobo, Minianka, Toucouleur, Somonono, Bozo, Dogon…
HISTOIRE
Le Mali tire son nom du prestigieux empire fondé par Soundjata Keita au Moyen Age. Le pays compte peu d’écrits historiques, c’est surtout la tradition orale, transmise de génération en génération qui relatent les épopées des empires du Mali.
Les grandes dates de l’histoire du Mali
| 750 – 1240 | Empire du Ghana |
| XIIIème siècle | Début de l’empire du Mali qui regroupait Mali, Sénégal, Mauritanie, Guinée et Gambie |
| 1325 | Construction de la mosquée de Djingareiber à Tombouctou |
| 1464 – 1591 | L’Empire de Songhaï règne en maître sur le territoire |
| XVIème-XIXème | Une mosaïque de petits états se succède. La pratique de l’esclavage se développe. Les bambara et les Dogons sont victimes de la guerre sainte |
| 1857 | Siège du fort de Médine |
| 1890 | Création du Soudan français |
| 1892 | Kayes devient la capitale du Soudan français |
| 1895 | La colonie est intégrée à l’Afrique occidentale française |
| 1898 | L’armée coloniale française prend Sikasso |
| Septembre 1898 | Capture par l’armée française de Touré, figure de la résistance africaine |
| 1900 | Fin de la pénétration coloniale au Mali |
| 1904 | Le Soudan français est intégré à la colonie du Haut Sénégal-Niger. |
| 1920 | Création de la Haute-Volta. Le territoire restant devient le Soudan Français avec comme capitale Bamako |
| 1946 | Création à Bamako du rassemblement démocratique africain |
| 1958 | La République soudanaise est créée au sein de la Communauté française à l’issue d’un référendum |
| 1959 | Création de la fédération du Mali formée du Sénégal et de la république soudanaise |
| 1960 | La Fédération du Mali obtient son indépendance le 20 juin puis éclate le 22 septembre. Proclamation de l’indépendance de la République soudanaise sous le nom de République du Mali. Modibo Keita est nommé président du pays |
| 1964 | Le Mali quitte la zone franc. Création du franc malien. Réélection de Modibo Keita |
| 1968 | Coup d’état militaire. Modibo Keita est renversé par Moussa Traoré |
| 1969 | Traoré devient président du gouvernement provisoire |
| 1974 – 1975 | Premiers conflits frontaliers avec le Burkina Faso. Référendum pour une nouvelle constitution |
| 1979 | Elections présidentielles et législatives. Traoré devient président de la République |
| 1980 | Manifestations étudiantes |
| 1984 | Le Franc CFA remplace le Franc malien |
| 1985 | Elections présidentielles et législatives. Traoré est réélu président de la République. Seconds conflits frontaliers avec le Burkina Faso |
| 1990 | Affrontements avec les Touareg puis signature d’un accord de paix |
| 1991 | Coup d’état militaire. Création d’un conseil de réconciliation |
| 1992 | Elections présidentielles. Konaré est élu président de la République |
| 1994 – 1995 | Nouveaux affrontements avec les Touareg |
| 1997 | Elections présidentielles. Konaré est réélu président de la République |
| 1999 | Elections communales dans 4 régions du Mali |
| 2000 | Politique de décentralisation |
| 2002 | Elections présidentielles. Touré, candidat de l’opposition est élu président de la République |
| 2005 | Le 23ème sommet Afrique-France se tient à Bamako avec la présence de Jacques Chirac |
| 2006 | Les Touareg occupent la région du Kidal et signature des accords d’Alger |
| 2007 | Nouvelles élections présidentielles. Touré est réélu |
POLITIQUE
Démocratie présidentielle
SITUATION ECONOMIQUE
L’économie essentiellement dominée par les activités agropastorales reste très vulnérable aux variations climatiques, ce qui rend le pays fortement dépendant de l’aide internationale. Le chemin vers la reprise économique est long, le pays est surendetté et sans l’aide du FMI et de la banque mondiale, le Mali n’arrivait plus à assurer correctement ses dépenses de santé et d’éducation.
Ce sont les secteurs primaires (agriculture, élevage…) puis tertiaires (transports, tourisme, télécommunications qui assurent le PIB du pays. Notons que les fleuves Niger et Sénégal occupent une place prépondérante dans l’économie, le développement et l’organisation spatiale du pays.
LANGUE
La langue officielle est le français, il est enseigné à l'école et reste la langue de l'administration.
Il existe différents dialectes dont les plus courants sont, le bambara, le peul, le songhoï et le tamasheq (parlé par les nomades qui se déplacent dans le nord du pays).
RELIGION
90% de musulmans, 9% d’animistes, et 1% de chrétiens
CLIMAT
On distingue quatre zones climatiques échelonnées du nord au sud :
- La zone saharienne, désertique qui couvre la moitié nord du pays. Les pluies y sont très rares et imprévisibles.
- La zone sahélienne, steppique, avec une saison des pluies variant de 2 à 3 mois (juillet à septembre)
- La zone soudanienne, de savanes ouvertes, qui reçoit entre 500 et 1000 mm de pluies par an durant 3 à 4 mois (de juin au début d’octobre)
- La zone guinéenne, beaucoup plus arrosée que les précédentes.
Le climat est rude mais relativement sain en zone désertique. Dans les autres zones, il est pénible au cours des très fortes chaleurs en fin de saison sèche (avril et mai), L’existence d’une saison fraîche et sèche (décembre à février) ménage une transition agréable.
HEURE LOCALE
GMT + 0 soit un décalage horaire de – 2h00 en été -1h00 en hiver, par rapport à la France.
MONNAIE ET CHANGE
La monnaie nationale est le franc CFA (FCFA), commun à 14 pays d’Afrique de l’Ouest.
Taux en 2009 : 1 € = environ 655,65 FCFA
Change impossible en Europe.
L’Euro se change facilement. En brousse, prévoyez néanmoins suffisamment de FCFA car les moyens de faire du change sont parfois inexistants. Les chèques de voyage sont acceptés dans les banques à Bamako, mais la commission est élevée (de l’ordre de 6%). Les cartes type Visa sont acceptées mais pas la Mastercard !
FORMALITES
DOUANES
Pas de restrictions particulières.
SANTE
Vaccinations
Avant tout voyage, merci de consulter votre médecin traitant ou les services médicaux spécialisés.
Le Centre de Vaccinations / Hôpital de l’Institut Pasteur.
209-211, rue Vaugirard - 75015 Paris.
Tél : 0 890 710 811
www.pasteur.fr
Centre de vaccinations / Hôpital Pitié-Salpêtrière
(Service des Maladies infectieuses et Tropicales)
Pavillon Laveran - 47, Boulevard de l'Hôpital - 75013 Paris
Tel : 01 42 16 01 03
La vaccination contre la fièvre jaune est exigée à l’entrée du pays. Elle doit être faite au moins 10 jours avant le départ si c’est une primo-vaccination. Elle prend effet immédiatement s'il s'agit d'une revaccination.
Comme pour tous les voyages, il est important d'être immunisé contre:
- Diphtérie, tétanos et poliomyélite
- Hépatite A (risque alimentaire)
- Hépatite B (risque sexuel, et sanguin)
et moins systématiquement et en fonction des risques personnels d'exposition:
- Typhoïde (risque alimentaire)
- Rage pour les séjours aventureux, et pour les résidents, surtout les enfants
- Méningite A+C en cas de risque épidémique
Paludisme
Le pays se trouver en zone 3, le traitement préventif devra être assuré par la prise de MALARONE ou LARIAM. Dans tous les cas, n’oubliez pas qu’il est indispensable de prendre les mesures de prévention contre les piqûres de moustiques : répulsifs efficaces, vêtements couvrants, moustiquaires...
Les risques d’atteinte par la bilharziose sont importants au Mali. Il est donc déconseillé de se baigner dans les fleuves, rivières et plans d’eau dans l’ensemble du Mali. L’infection est possible, même dans les eaux courantes. Cette recommandation concerne notamment les mares de Banani (pays Dogon) et de Siby (environs de Bamako), situées dans des zones touristiques.
Epidémiologie
Les informations épidémiologiques (Epizootie de grippe aviaire, Chikungunya, Grippe A…) sont régulièrement mises à jour sur les sites :
- du ministère de la Santé : www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr
- de l’Institut de veille sanitaire : www.invs.sante.fr
- de l’Institut Pasteur : www.pasteur.fr
- de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) : www.who.int
Pensez à consulter régulièrement ces sites de référence.
Pharmacie
Pensez à prévoir une petite pharmacie personnelle :
- Médicaments habituels (si vous êtes en cours de traitement)
- Anti-inflammatoire (Aspirine, Doliprane ou Ibuprofène)
- Crème solaire, Biafine,
- Elastoplast, tricostéril…
- Collyre neutre
- Anti-diarrhéique et antiseptique intestinal (Imodium, Ercefuril…)
- Pommade cicatrisante et antiseptique local
Sur place
En cas de problème grave sur place, difficile à résoudre par l'intermédiaire de votre organisme d'assistance, vous pouvez prendre contact avec :
Consulat de France au Mali – Tel : (223) 20.22.52.27- 20.22.52.28 - 20.22.44.05
Permanences- service des français – Tel : (223) 79.41.62.51
SECURITE
Dans la capitale, il est recommandé la plus grande prudence tard la nuit et à proximité des bars et discothèques, en particulier à l’égard des chauffeurs de taxi. Dans le reste du pays, d’une manière générale, en raison de la présence de bandes armées susceptibles d’occasionner des troubles, il est vivement déconseillé aux voyageurs de se déplacer au nord d’une ligne Léré/Tombouctou/Bourem/Gao/Ansongo jusqu’à la frontière avec le Niger et au sud de Gao jusqu’à Anderamboukane, sauf à organiser soigneusement le voyage avec une agence spécialisée de la région, en privilégiant le déplacement en convoi, et en veillant à ce que les autorités locales en soient informées. Hors de ce périmètre, la prudence est également particulièrement recommandée dans la région du Gourma au sud du fleuve Niger ainsi que dans les zones proches de la frontière mauritanienne.
Concernant la sécurité au Mali, vous trouverez sur le site du ministère des Affaires Etrangères des conseils et avis à jour relatifs à la sécurité des Français en voyage au Mali.
TELEPHONE
On peut obtenir des communications internationales dans les hôtels internationaux. Mais on peut acheter des cartes à puce ou des cartes prépayées. Le téléphone portable apparu depuis peu, est très présent dans la capitale et de plus en plus dans les villes des autres régions.
Pour passer vos appels :
- De France au Mali, composez le 00 223 + numéro local
- De Mali en France : 00 33 + indicatif de la région (sans le 0) + 8 chiffres du numéro local
ELECTRICITE
220 Volts. Les coupures de courant sont moins fréquentes depuis que les différents barrages hydroélectriques parviennent à peu près à répondre au besoins du pays entier.
CUISINE
La cuisine malienne est essentiellement préparée à base de mil et de riz auxquels on ajoute une sauce et parfois de la viande ou du poisson. A chaque région ou ethnie correspondent un ou plusieurs plats typiques. Ainsi Bambara et Dogon se nourrissent surtout de galettes de mil, le tô. Les Peul se nourrissent surtout de riz et de produits laitiers. Le plat national du pays est le tigua dégué, riz à la sauce arachide.
BOISSON
Les boissons locales sont le jus de tamarin, le dabléni (fruit rouge), le jus de gingembre et le pain de singe (lait et poudre de graine de baobab). L’eau s’achète en bouteille capsulée un peu partout. La bière est très appréciée, et certaines artisanalement préparées (à base de mil) par certaines ethnies méritent d’être goûtées.
SHOPPING
Le Mali est mondialement connu pour la richesse et la diversité de son artisanat, caractérisé par ses masques rituels et ses statuettes. Chaque région possède un artisanat spécifique.
Région de Mopti : couvertures de laine ou coton, chapeaux de cuirs, bijoux…
Pays Dogons : sculptures et masques…
PHOTOS & CAMERAS
S’il est conseillé de demander la permission pour prendre une photo, ne jamais proposer de payer pour la prendre, cela encourageait une forme de mendicité.
SAVOIR VIVRE
Pourboires
Si le pourboire n’est pas obligatoire et dépend de votre appréciation, il est d’usage d’en donner un quand on est satisfait des prestations.
Sachez que le pourboire est un « plus », en aucun cas il ne se substitue au salaire du personnel.
A titre indicatif, nos voyageurs ont l’habitude de donner au minimum l’équivalent (par personne et par jour) de :
- 2 € à 3 € pour les chauffeurs
- 3 € à 5 € pour les guides
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs,…), les usages sont très variables.
Dans tous les cas, il est recommandé de caler le montant du pourboire que vous souhaitez donner au niveau de vie du pays, comme nous le faisons en France (le prix d’un paquet de cigarettes de marque locale, d’une bière, d’un soda ou d’un repas peut vous donner un aperçu de l’économie locale)
Pour information, le revenu mensuel moyen est d’environ 50 à 80 euros par mois.
Quelques bonnes manières
- On garde une tenue vestimentaire correcte, évitez de trop exhiber ses jambes pour les femmes
- Ne jamais refuser de serrer une main
- Ne jamais refuser une invitation ou un cadeau
- Si vous êtes invités à un repas, il se prend ensemble autour du même plat. On mange avec les doigts, mais on n’utilise que la main droite (la gauche est impure)
- Tout est prétexte à rire, n’hésitez pas à faire de l’humour, cela sera très apprécié
FETES
Les fêtes traditionnelles sont diverses, et c’est pour les voyageurs une formidable occasion de se plonger dans les coutumes locales et se mêler à la population. Le Festival sur le fleuve Niger a lieu chaque année en février, à Segou, capitale du royaume Bambara.
FAUNE & FLORE
Le Mali ne peut pas rivaliser avec les pays d’Afrique Orientale et Australe en matière de faune. Sa raréfaction est liée principalement à la sécheresse et surtout à la chasse.
Animaux sauvages
Parmi les grands fauves, le lion est le félin le plus répandu dans le pays. Il reste encore des léopards, mais ils ont presque disparu à cause d’une traque perpétuelle des chasseurs. Le Mali possède une population importante d’éléphants, ces éléphants vivent entre le Mali et le Burkina Faso en fonction des saisons. Il reste également des hippopotames nombreux sur les rives des fleuves Niger et Sénégal. Dans le désert au nord de Tombouctou, subsiste un des dernières antilopes de désert, l’addax. Les oiseaux ne sont pas en reste, le delta intérieur du fleuve Niger constitue un véritable paradis pour les ornithologues.
Parmi les reptiles, le plus remarquable est le crocodile appelés ici caïman et, protégé voire vénéré par la population locale. Les serpents sont nombreux et certains mortels (vipères à cornes, vipères heurtantes, ou encore cobras cracheurs…)
Animaux domestiques
Partout vous rencontrerez des animaux domestiques : troupeaux de moutons, de chèvres, de zébus, et de bœufs, et dromadaires sans le désert.
Très peu de flore dans la partie nord du pays (zone saharienne) à cause d’un climat difficile.
Dans la partie du centre (zone sahélienne), on peut voir une steppe arbustive et clairsemée où les acacias dominent. Quant au sud (zone soudanienne), il est occupé par de vastes étendues de savanes et abrite des forêts-galeries, des forêts sèches, et d’immenses plantations de manguiers. De remarquables espèces d’arbres surplombent la savane, dont le karité, le kapokier, le balanzan, le kolatier. Cette région du sud est bien plus verdoyante.
ENVIRONNEMENT
L'augmentation sensible de la population, conjuguée à la persistance des conditions climatiques défavorables et à des systèmes d'exploitation pour la plupart inadaptés, est un facteur important de la dégradation importante des ressources naturelles et de l'environnement, qui participe activement au processus de désertification. En effet, la forte pression démographique et animale souvent sur un espace restreint va avec un accroissement des besoins notamment en produits agricoles, d'élevage, et en équipements/infrastructures indispensables. Cette situation a conduit à une rupture de l'équilibre entre les utilisations pour la satisfaction des besoins des hommes et la conservation des ressources de l'environnement et du potentiel du milieu naturel.
Le processus de dégradation des ressources naturelles se marque entre autres par une perte de fertilité des terres ainsi qu’une diminution des pâturages naturels.
La disparition de 100.000 ha de forêts chaque année, la destruction des écosystèmes et habitats naturels, une perte importante de la biodiversité et à la progression du phénomène de désertification sont autant de signes alarmants.
Parallèlement à ce processus de dégradation, les ressources de l'environnement sont également soumises à un risque accru de pollution et nuisance diverses. Celles-ci, qui –en l'absence d'une réglementation appropriée et de structures chargées du contrôle- devraient s'accentuer rapidement, sont dues à des causes multiples, comme l'exploitation des mines d'or, l'industrie ou l'artisanat ou encore l'insuffisance en matière d'infrastructures et équipements d'assainissement. Ces sources de pollution de l'air, des eaux et des sols touchent plus particulièrement les zones de forte concentration humaine, alors qu'en milieu rural, les risques apparaissent moindres.
D'une manière générale, l'ensemble de ces facteurs a conduit une détérioration progressive de la qualité et du cadre de vie des populations, que l'on soit en milieu urbain ou rural. Dans les conditions de forte croissance démographique, de pauvreté, de faible pouvoir d'achat des populations et en l'absence de mesures adéquates, cette tendance devrait continuer à s'accentuer dans les années à venir, avec des conséquences négatives sur la santé et le bien être des populations.
En définitive, le bilan diagnostic de la problématique environnementale et de l'état des ressources naturelles a mis en évidence un certain nombre de défis environnementaux majeurs que le Mali devra relever pour assurer les conditions d'un développement économique et social durable, à savoir:
-
Assurer une meilleure adéquation entre populations et ressources naturelles à travers un aménagement rationnel du territoire national et la gestion durable des ressources naturelles
-
Améliorer le cadre de vie des populations rurales et urbaines en dotant les centres urbains et ruraux d'un minimum d'infrastructures d'assainissement et en luttant contre les diverses pollutions, en particulier celles qui affectent les ressources en eaux
-
Impulser un changement de mentalité et de comportement et assurer une participation
des populations et des divers acteurs concernés dans l'élaboration et la mise en œuvre des programmes d'action en matière de protection/gestion de l'environnement -
Valoriser et mobiliser l'important potentiel de ressources en eaux et énergies nouvelles et renouvelables pour les mettre à la disposition des populations
-
Soutenir la recherche sur la désertification et la protection de l'environnement afin qu'elle développe des techniques et technologies appropriées dans les différents domaines
-
Mettre en place un système performant de gestion des informations et de données sur l'état des ressources de l'environnement et leur évolution
-
Mettre en place un cadre institutionnel et législatif approprié pour la coordination et le contrôle des atteintes à la qualité de l'environnement, y compris édicter un code de l'environnement
-
Mobiliser les ressources financières (internes et externes) nécessaires au financement des programmes d'action aux niveaux national et régional.
LEXIQUE
Le bambara est largement utilisé au Mali. Grâce à sa simplicité, il s’inscrit comme la langue véhiculaire du Mali.
| Ani sogoma | Bonjour (le matin) |
| Ani tilé | Bonjour (le midi) |
| Ani sou | Bonsoir |
| K’an boufo | Au revoir |
| Nani i gnouma nana | Bienvenue |
| Toro si té | Ca va bien |
| I ka kéné ? | Comment allez-vous ? |
| Ini tché | Merci |
| Midéli | S’il vous plaît |
| Don joli | Combien ça coûte ? |
| Hé tongo yédi | Comment t’appelles-tu ? |
| Hé bissé kacouma toubaboucana wa ? | Parles-tu français ? |
| Hé si bé joli la ? | Quel âge as-tu ? |
BIBLIOGRAPHIE
Guides de voyage
- Le Petit Futé Mali (édition 2009)
- Le guide Olizane Mali (édition 2007)
Livres et romans
- "Les Dogons", de Gérard Beaudoin (édition BDT Développement – 1997)
- "Dieu d'eau", de Marcel Griaule (édition Fayard)
- "Voyage à Tombouctou", de René Caillé (édition La découverte – 2007)
- “L’esclave de dieu”, de Roger Frison-Roche (édition Flammarion – 1992)
- "Guérisseurs et magiciens du sahel", de J. M. Gibbal (édition Métailié – 1991)
- “Le Mali des Talents”, de Kadiatou Konaré (édition Cauris – 2004)
- “Le Mali aujourd’hui”, de Semen Andriamirado (édition du jaguar – 2001)



