Vénézuela - Infos pratiques et utiles


GEOGRAPHIE

Situé à l’extrémité nord de l’Amérique du Sud, le Venezuela est bordé au nord et au nord-est par la mer des Antilles et l’océan Atlantique, à l’est par la Guyane, au sud par le Brésil et à l’ouest par la Colombie. A ses 2.813 km de côtes s’ajoutent 4.784 km de frontières terrestres. Le pays comprend également 72 îles, dont la plus étendue est Margarita (2.211 km²). Le Venezuela est traversé par de nombreux fleuves et rivières dont le plus important est l’Orénoque, troisième fleuve d’Amérique du Sud, long de 2.900 km (1.670 km navigables).


SUPERFICIE DU PAYS

916 445 km2


CAPITALE

Caracas


POPULATION

27,5 millions d’habitants (30,5 % de moins de 15 ans, 4,9% de plus de 65 ans)

La population est composée de plusieurs groupes ethniques. Pays traditionnellement ouvert à l’immigration, le Venezuela a accueilli, depuis la fin du XIXème siècle, de nombreux immigrés européens (Italiens, Portugais, Espagnols), dont la plupart ont acquis la nationalité vénézuélienne.


HISTOIRE

Les principales dates de l’histoire du Venezuela

1498Arrivée de Christophe Colomb.
1810 Processus d’indépendance avec Miranda aux commandes des armées
1811 Miranda est capturé et mort en prison
1812 Bolivar réussit à installer un gouvernement à Caracas
1819 Le congrès d’Angostura crée la grande Colombie en unissant l’Equateur, la Colombie, le  Venezuela et le Panama
1830 Le général José Paez déclare la séparation du Venezuela de la Grande Colombie
1908 Juan Vicente Gomez prend le pouvoir et gouverne pendant 17 ans en tant que dictateur
1945-1961 Succession de plusieurs dictatures
1992 Coup d’état de l’opposition
1998 Le leader des tentatives de coups d’état en 1992, Hugo Chavez est élu président constitutionnel

POLITIQUE

République


SITUATION ECONOMIQUE

Le territoire vénézuélien renferme de fabuleuses richesses naturelles dont une partie importante qui reste encore inexploitée. Le pétrole génère environ 8% du PNB, on estime qu'il possède environ 6% des réserves connues de la planète. Le minerai de fer représente la deuxième plus grande richesse naturelle du pays. Parmi les autres richesses minérales que possède le pays, on trouvera le charbon, le zinc, le manganèse et l'argent. L’agriculture est depuis longtemps considérée comme l'un des maillons faibles de l'économie du Venezuela. L'état a pourtant tenté de soutenir des productions comme la canne à sucre, le coton et le riz. Les petites fermes familiales, que l'on retrouve dans les régions montagneuses, fournissent surtout du café et du cacao pour l'exportation, et du maïs et des haricots pour la consommation locale.
La base industrielle du Venezuela est très solide, comparée à celle des autres pays d'Amérique du Sud, raffineries, industries pétrochimiques, aciérie, fonderie d'aluminium. On pense que l'industrie de l'aluminium devrait connaître une forte expansion dans les années à venir.


LANGUE

L’Espagnol est la langue officielle du pays. Les Amérindiens parlent encore leur langue originelle (environ 30 langues parlées dont l'Arawak, le Motilón, le Pemon, le Warao, le Wayuu, le Yanomamö…)


RELIGION

Catholicisme majoritaire (96%), Protestantisme (2%), autres (2%)


CLIMAT

Pays tropical, le Venezuela jouit d’un climat chaud, tempéré par les vents alizés et par l’altitude. Il connaît deux saisons, une saison sèche d’octobre à mai, une saison des pluies le reste de l’année, marquée au cours des premiers mois par des précipitations irrégulières et fortes.


HEURE LOCALE

GMT – 4 soit un décalage horaire de – 6h00 en été et -5h00 en hiver, par rapport à la France.


MONNAIE ET CHANGE

La monnaie nationale est le Bolivar (VEF).
Taux en 2009 : 1 € = environ 2.80 Bolivar
Change impossible en Europe. Exportation des devises interdites.
Le change des chèques de voyage ou des devises est possible dans toutes les grandes villes.
Mais préférez les dollars ou euros en espèces, plus faciles à changer (banques et bureaux de change). Les cartes de crédit sont acceptées dans les villes les plus importantes.


FORMALITES

Si vous êtes Français, ressortissant de la Communauté Européenne ou d'un des Etats suivants : Afrique du Sud, Andorre, Antigua et Barbuda, Argentine, Australie, Barbade, Bélise, Brésil, Canada, Chili, Costa Rica, Etats-Unis, Grenade, Guatemala, Hongrie, Islande, Jamaïque, Japon, Liechtenstein, Lituanie, Malaisie, Mexique, Monaco, Norvège, Nouvelle Zélande, Paraguay, Pologne, Roumanie, Sainte Lucie, Saint Vincent, Suisse, Taiwan, Trinité et Tobago, Uruguay,

Vous n'avez pas besoin de visa pour un séjour de moins de 3 mois.

Une Carte de tourisme vous sera délivrée par votre Compagnie Aérienne.

Le visa est obligatoire dans ces cas :

  • Si vous restez plus de 90 jours
  • Si vous allez au Venezuela par voie terrestre ou maritime
  • Si vous êtes d'une nationalité non mentionnée ci-dessus

DOUANES

Pas de restrictions particulières.


TAXE AEROPORT

Prévoir 120 à 150 Bolivars / personne à payer à l’aéroport de Caracas pour le vol retour (payable uniquement en espèces et en monnaie locale)


SANTE

Vaccinations
Avant tout voyage, merci de consulter votre médecin traitant ou les services médicaux spécialisés.

Le Centre de Vaccinations / Hôpital de l’Institut Pasteur.
209-211, rue Vaugirard - 75015 Paris.
Tél : 0 890 710 811

Centre de vaccinations / Hôpital Pitié-Salpêtrière
(Service des Maladies infectieuses et Tropicales)
Pavillon Laveran - 47, Boulevard de l'Hôpital - 75013 Paris
Tel : 01 42 16 01 03

L’entrée au Venezuela est désormais soumise à l’obligation de se faire vacciner contre la fièvre jaune (apparition de cas mortels dans la région de l’Amazonas). L’original du certificat de vaccination est nécessaire.

Comme pour tous les voyages, il est important d'être immunisé contre:

  • Diphtérie, tétanos et poliomyélite
  • Hépatite A (risque alimentaire)
  • Hépatite B (risque sexuel, et sanguin)

et moins systématiquement et en fonction des risques personnels d'exposition:

  • Typhoïde
  • Rage pour les séjours aventureux, et pour les résidents, surtout les enfants

Paludisme
Il est présent toute l'année dans l’Amazonie (dont tout le bassin de l'Orénoque) classée en zone 3, il faudra prendre LARIAM ou MALARONE. En dehors de l’Amazonie, le reste du pays est classé en zone 1. Dans tous les cas, n’oubliez pas qu’il est indispensable de prendre les mesures de prévention contre les piqûres de moustiques : répulsifs efficaces, vêtements couvrants, moustiquaires...
Et ceci d'autant plus que ces mesures vous protègeront d'autres affections (comme la dengue y compris sous sa forme hémorragique).

Epidémiologie
Les informations épidémiologiques (Grippe A…) sont régulièrement mises à jour sur les sites : Pensez à les consulter régulièrement.

Pharmacie

  • Médicaments habituels (si vous êtes en cours de traitement)
  • Anti-inflammatoire (Aspirine, Doliprane ou Ibuprofène)
  • Crème solaire, Biafine,
  • Elastoplast, tricostéril…
  • Collyre neutre
  • Anti-diarrhéique et antiseptique intestinal (Imodium, Ercefuril…)
  • Pommade cicatrisante et antiseptique local
  • Aspivenin (attention aux risques de morsures d'animaux venimeux, serpents, mygales ou autres araignées)

Sur place
En cas de problème grave sur place, difficile à résoudre par l'intermédiaire de votre organisme d'assistance, vous pouvez prendre contact avec :

Ambassade de France à Caracas – Tel. : (0212) 909 65 00
Permanence (en cas d’urgence week-ends et jour fériés) – Tel : (0212) 909 66 99


SECURITE

Le Venezuela fait partie des pays au monde ayant le plus fort taux de criminalité.
Il est donc conseillé à nos ressortissants qui souhaiteraient se rendre au Venezuela de préparer leur séjour en faisant appel à une agence de voyage. Une fois sur place, les Français séjournant au Venezuela sont invités à la plus grande prudence, en particulier lorsqu’ils se déplacent dans certains quartiers de Caracas ou dans certaines régions frontalières avec la Colombie.

D’une façon générale, il est conseillé de respecter en toutes occasions, des règles minimales de prudence (pas de signe de richesse ostentatoire, vigilance envers d’éventuelles filatures, utilisation de taxis assermentés, fermeture du véhicule durant les trajets). Les déplacements dans les quartiers du centre et de l’ouest de la capitale doivent être limités à fortiori après la tombée de la nuit. Le visiteur de passage évitera aussi l’hôtellerie en dehors des quartiers est de la capitale.
L’ambassade conseille aux Français de passage au Venezuela de s’inscrire sur la liste de sécurité de son site Internet et elle leur recommande d’être particulièrement vigilants quant à la conservation de leurs documents d’identité et titres de voyage.

Vous trouverez sur le site du ministère des Affaires Etrangères des conseils et avis à jour relatifs à la sécurité des Français en voyage au Venezuela.

Le pays est situé dans une zone d’activité sismique. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consulter la fiche réflexe du site du ministère des Affaires Etrangères.


TELEPHONE

Le réseau téléphonique est de bonne qualité.

Pour passer vos appels :

  • De France au Venezuela, composez le 00 58 + le numéro local
  • De Venezuela en France : 00 33 + indicatif de la région (sans le 0) + 8 chiffres du numéro local

La couverture GSM est bonne dans l’ensemble du pays.


ELECTRICITE

110 Volts. Les prises de courant sont différentes des prises françaises.
Il est donc nécessaire de se munir d'un adaptateur universel et d'un transformateur.


CUISINE

La cuisine mélange le genre créole et espagnol. On y mange une excellente viande des Llanos, et de bonnes truites des Andes. Les Caraïbes offrent également un grand choix de poissons.
Quelques spécialités locales : Arepas (galettes de maïs), Cachapa (crêpe à la farine de maïs servie avec du fromage), Pabellón criollo (plat de viande hachée, de bananes plantains, haricots noirs et riz), Yuca (manioc), Pure de apio (purée de céleri).


BOISSON

Evitez de boire l’eau du robinet. L’eau minérale en bouteille capsulée est en vente partout. Goutez la Merengada, boisson à base de fruits mixées avec du lait, du sucre et des glaçons. La bière est également très populaire.


PHOTOS & CAMERAS

S’il est conseillé de demander la permission pour prendre une photo, ne jamais proposer de payer pour la prendre, cela encourageait une forme de mendicité.


SHOPPING

Artisanat indien, objets en bois sculptés.


SAVOIR VIVRE

Pourboires
Si le pourboire n’est pas obligatoire et dépend de votre appréciation, il est d’usage d’en donner un quand on est satisfait des prestations.  Sachez que le pourboire est un « plus », en aucun cas il ne se substitue au salaire du personnel.

A titre indicatif, nos voyageurs ont l’habitude de donner au minimum l’équivalent (par personne et par jour) de :
- 1,5 € ou 2 $ pour les chauffeurs
- 3 € à 4 $ pour les guides

En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs,…), les usages sont très variables.
Dans tous les cas, il est recommandé de caler le montant du pourboire que vous souhaitez donner au niveau de vie du pays, comme nous le faisons en France (le prix d’un paquet de cigarettes de marque locale, d’une bière, d’un soda ou d’un repas peut vous donner un aperçu de l’économie locale)

Pour information, le revenu mensuel moyen par personne est d’environ 200 € à 300 €.


FETES

La fête nationale a lieu le 5 juillet (jour de l’indépendance du pays face à l’Espagne).
Les autres fêtes importantes : le 24 juillet (anniversaire de Bolivar), le 12 octobre (jour de Christophe Colomb, grand pèlerinage)


FAUNE & FLORE

La biodiversité vénézuélienne est d’une immense richesse : la forêt amazonienne couvre près de deux cents kilomètres carrés du territoire du Venezuela. Le parc national de Canaima, sur 3 millions d’hectares, dans le sud-est du pays, est classé au patrimoine naturel mondial par l’Unesco (les montagnes tabulaires depuis forment près des deux tiers du parc, et la cascade Salto Angel est, du haut de ses 1000 m, la cascade la plus élevée du monde). Ce sont ces fameuses montagnes tabulaires qui ont inspiré le « Monde Perdu » de Conan Doyle : en effet, chacune d’elles possèdent sa propre faune ! Evoquons ici la faune et la flore : caïmans, singes, aras, martins-pêcheurs, jaguars, anacondas… dans le delta de l’Orénoque. Le Venezuela est un petit paradis pour les ornithologues : les oiseaux, des aras aux rares oiseaux nocturnes (guacharos), hérons verts, ibis rouges…et même quelques condors trouvent refuge dans les denses forêts, et les marécages…
Les Llenas, plaines de savanes arborées où l’on trouve les ranchs de bétail, abritent une faune fascinante : singes hurleurs, jaguars, fourmiliers, tortues, et dans les nombreuses mares qui se raréfient pendant la saison sèche, les rarissimes dauphins d’eau douce…


ENVIRONNEMENT

Les deux principaux problèmes, si on ignore que la population soit, en règle générale, peu sensibilisée à la protection de l’environnement, sont la pollution de l’eau et le traitement des déchets.
En ce qui concerne l’eau, moins de 25 % des eaux usées au Venezuela sont traitées avant de retourner dans l’écosystème. Environ 80 % de la population vit dans les zones côtières, si bien que toute l’eau de cette région, malgré les très nombreux fleuves, lacs et mers, est polluée.
Dans certaines villes, il commence à y avoir une pénurie d’eau. Au Venezuela, nous utilisons environ 400 litres d’eau par personne et par jour alors qu’on pourrait vivre très confortablement avec 150 litres d’eau. Aucune disposition n’a été mise en place pour pousser la population à économiser l’eau. Le nouveau ministre de l’Environnement, Jacqueline Faria vient a d’ailleurs déjà déclaré que l’eau ferait partie de ses priorités.

Le deuxième grand problème a rapport au traitement des déchets. Dans tout le pays, il y a à peine dix usines de traitement des déchets. En fait, les déchets sont tout bonnement déposés dans des décharges à ciel ouvert. Les déchets de 25 millions de Vénézuéliens jonchent le pays. Là encore aucun véritable plan de traitement des déchets n’a jamais été élaboré. On retrouve le manque de conscience de la société à l’égard de la protection de l’environnement.
À l’heure actuelle, le Venezuela est placé devant un grand nombre de menaces terribles.

Il y a celle que laisse planer l’exploitation du charbon dans l’état de Zulia, celle que représentent la construction et le développement ininterrompus du réseau de lignes électriques en direction du Brésil, l’attribution continue de concessions pétrolières et gazières, notamment dans l’est du pays, dans le delta de l’Orénoque et le golfe de Paria, deux régions où la pisciculture est très développée. L’écosystème du lac Maracaibo a déjà énormément souffert de l’industrie pétrolière. Une autre menace découlant des activités pétrolières et gazières provient des plans en cours pour construire des pipelines visant à alimenter la Colombie, le Panama, le Brésil et les Etats-Unis. L’exploitation minière et forestière met elle aussi en péril la réserve forestière d’Imataca. Sur le plan de l’agriculture, nous craignons l’accroissement de la monoculture, qui nécessite l’utilisation d’insecticide et autres produits chimiques et entraîne une diminution de la biodiversité.

La pression qui s’exerce sur les parcs nationaux constitue l’une de nos plus grandes préoccupations environnementales dans ce pays. Il existe 43 parcs nationaux et rien n’indique que ce nombre augmentera au cours des prochaines années. Le parc Morrocoy fait partie de ceux qui souffrent beaucoup. En effet, durant les vacances, les îles coulent presque en raison du poids des personnes qui viennent les piétiner. Les coraux sont en train de disparaître en raison de la trop forte concentration humaine, des bateaux qui y accrochent leur ancre, etc. Une autre menace qui plane sur ce parc est l’érosion du sol des collines environnantes qui se trouvent sur le continent, phénomène causé par l’agriculture intensive. La terre est transportée dans la mer par les rivières, ce qui met en péril les coraux et la faune en général. La pression qu’exerce le tourisme se fait aussi sentir dans le parc national Mochima, à l’est de Barcelona.

Plus au sud, d’autres parcs nationaux, comme le parc Yapacana, souffrent de l’exploitation minière illégale. On y trouve un grand nombre de mineurs colombiens qui cherchent illégalement de l’or et des diamants ainsi que des « squatteurs » qui se lancent dans l’agriculture...


LEXIQUE

L’espagnol est la langue officielle.

Hola / AdiosBonjour / Au revoir
Gracias Merci
Por favor S’il vous plaît
Puedo ? Je peux ?
Cuanto cuesta ? Combien ça coûte ?
Dónde están los baños ?  Où sont les toilettes ?
No entiendo Je ne comprends pas

BIBLIOGRAPHIE

Guides de voyage

  • Le Petit Futé Venezuela (édition 2007)
  • Lonely Planet Venezuela en français (édition 2007)

Livres et romans

  • « Voyages dans l’Amérique équinoxiale », d’Alexander Humboldt (éd. Maspero - 1980)
  • « Le Cercle des Feux », de Jacques Lizot (éd. Du Seuil)
  • « Simon Bolivar, el Libertador », de Gillette SAURAF (éd. Grasset - 1989)
  • « Le Général dans son labyrinthe », de Gabriel Garcia Marquez (éd. Grasset – 1990)